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Dégradation

En seulement douze mois d’armée, j’ai réussi à être dégradé. J’ai commencé à l’État- M ajor avec un stylo pour me retrouver ensuite au Foyer avec un décapsuleur et pour finir, on m’a affecté au Service Général avec un balai… Et pour terminer, malgré la prolongation légitime à laquelle ma mauvaise conduite me donnait droit, on a tenu à ce que je rentre chez moi… Très courte, ma carrière militaire !   Extrait du recueil : « Mini-Malles, Instants d’Années »…

Écrire ou pas ?…

Derrière les yeux éprouvés, au clair de nos lunes blessées, repose ce secret étouffé par le bâillon des années… Les jours ont recouvert de poussière ton visage et dénoué mes liens… Écrire ou pas ?… Le regard masqué par les mains fières de l’ego, malgré l’attraction sacrée, tu hésites entre deux épées… Ne tarde pas, petite lionne électrique, dans mon cœur, l’écho frais des promesses d’une montagne aimée retentit déjà…   Extrait du recueil : « En Silence »…

Carnaval des Enfants

Carnaval des enfants — jamais vu autant de petites fées !   *   Carnaval des enfants — la maîtresse est vraiment une sorcière !   *   Carnaval des enfants le petit roi obèse me tire la langue.   *   Carnaval – le dialogue des percussionnistes.   *   Du carnaval ne restent que des confettis.   Extrait du recueil : « Yeux Fermés »…

L'Agent du Fisc

L’agent du fisc était venu lui réclamer ses impôts en retard il le défenestra. Il prit cinq ans ferme.   MORALITÉ : Il ne faut pas jeter l’agent par les fenêtres   Extrait du recueil : « Yeux Fermés »…

Presque Minuit

Presque minuit pissant dans le pré une étoile filante Aucun vœu — déjà si heureux !   C’est une nuit magnifique… les constellations… les éclairs de chaleurs qui flashent la nuit… et cette étoile filante… comme un clin d’œil de l’invisible…   Extrait du recueil : « Assis dans une Brouette »…

Étagères

  Étagères le potager et le verger en bocaux.   Extrait du recueil : « Assis dans une Brouette »…

Tu Es Moi

Sous la pluie incessante et multicolore de l’éveil, j’ai parfois l’envie de déserter… oubliant que je dois apprendre, comprendre, accepter que tu es moi… tout comme ces colombes aux ailes mélodieuses qui tressent, en se moquant de nous, les lèvres de nos cœurs. Qu’importe le sable des jours et la mer du temps à celui qui fleurit son présent et baigne ses yeux dans la beauté du monde. Désormais, je sais que tu n’es plus la Salomé de jadis, mais mon sourire secret…   Extrait du recueil : « En Silence »...