Amoureuse Sous le voile venteux et bleu de ton secret Tes amandes closes murmurent en riant Des promesses de douces prémisses Prisonnière Ma langue n’a pour dessein Que celui d’ériger encore et en corps, Tes collines assiégées par mes doigts calligraphes Dont l’errance feinte, éreinte et perle ton impatience Tombe dans mes paumes Et les vagues de tes hanches respireront Les aubes ambrées De mon désir.
(Saynète) Raymond le cornichon : — J’ai beaucoup trop grossi, ça va tourner vinaigre ; Il va me ramasser, dès qu’il m’apercevra. Edmond le cornichon : — Ne t’en prends donc qu’à toi, il fallait rester maigre. Raymond le cornichon : — Avec un peu de chance, il ne me verra pas ; Je finirai concombre et beau comme un camion. Sanzana la Tomate : — Oh là ! là ! Quels couillons, ces cucurbitacées ! Ce que vous nous gavez avec vos réflexions. Raymond le cornichon : — Hé, les solanacées, vous allez y passer ! Vous aussi, votre tour va venir, imprudentes, Vous passerez au rouge et puis disparaîtrez. Edmond le cornichon : — Faites donc les fières, jouez les impudentes. Bientôt vous finirez en sauce ou en salade. Raymond le cornichon : — T’as raison ! Ou alors toutes déshydratées. Alambra (seconde ...