(Saynète) Raymond le cornichon : — J’ai beaucoup trop grossi, ça va tourner vinaigre ; Il va me ramasser, dès qu’il m’apercevra. Edmond le cornichon : — Ne t’en prends donc qu’à toi, il fallait rester maigre. Raymond le cornichon : — Avec un peu de chance, il ne me verra pas ; Je finirai concombre et beau comme un camion. Sanzana la Tomate : — Oh là ! là ! Quels couillons, ces cucurbitacées ! Ce que vous nous gavez avec vos réflexions. Raymond le cornichon : — Hé, les solanacées, vous allez y passer ! Vous aussi, votre tour va venir, imprudentes, Vous passerez au rouge et puis disparaîtrez. Edmond le cornichon : — Faites donc les fières, jouez les impudentes. Bientôt vous finirez en sauce ou en salade. Raymond le cornichon : — T’as raison ! Ou alors toutes déshydratées. Alambra (seconde ...
Pour savoir qu’un verre était de trop, encore faut-il l’avoir bu. Georges Courteline Après un déjeuner copieusement arrosé où avec ses amies, elle avait fêté le départ en retraite d’une consœur elle était revenue s’asseoir dans sa salle en attendant l’ouverture du musée. Au bout d’un moment elle aperçut accrochés aux cimaises en lieu et place des tableaux de Picasso, Braque et de tous les autres cubistes dont elle était la gardienne des pastels de danseuses, de chevaux et de scènes de maisons closes. Reconnaissant aussitôt les œuvres d’Edgar Degas elle comprit alors qu’elle s’était trompée de salle. MORALITÉ : Un verre, ça va… trois verres… bonjour les Degas ! Extrait du recueil « Yeux fermés »...