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Incantation au Printemps

Quittons l’hiver et tous ses maux Et reposons le tisonnier ; Espérons-le, ce renouveau, Ne soyons plus des prisonniers ; Sortons biner le potager Plantons caïeux d’ail et oignons, Avec en tête, une pensée : Reviens Printemps, tendre saison ! Ô vieux glaciers, brisez vos eaux, Grondez torrents, ruisseaux chantez, Roulez, coulez par monts et vaux, Il est grand temps de s’éveiller ! Étends ô Ciel, ta toile bleue Et toi, Soleil, de tes rayons, Brille, vainqueur, de mille feux. Reviens Printemps, tendre saison ! Ô ma Gaïa, que de ta peau Sortent couleurs, gloire et beauté. Iris, lilas, coquelicots, Toutes les fleurs sont invitées et attendues avant l’été, pour le grand bal des papillons. En attendant, oiseaux, chantez : Reviens Printemps, tendre saison ! Déesse Diane aux si beaux yeux Exauce cette incantation Et répétons de tous nos vœux : Reviens Printemps, tendre saison !
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Assis dans l'Escalier

Assis dans l’escalier du jardin délaissé Où poussent les herbes et les coquelicots, Les cheveux dans le vent, le soleil sur la peau, J’écoute yeux fermés, la saison parfumée. Tourterelles et pies ne cessent de chanter — Dans l’air ensoleillé de ce matin si beau Qui appelle à la vie ainsi qu’au renouveau — L’harmonieuse chanson du bonheur retrouvé. Je me demande alors si moi aussi, un jour, Le cœur fleuri de joie et tressé par l’amour, Je donnerai des fruits au goût délicieux Car je n’ai à présent plus beaucoup de racines Et le temps m’est compté, la douleur m’assassine. — Puissent mes doigts, enfin, créer le merveilleux ! 

Mets ces Graines en terre !

(Récit de rêve) Une fille magnifique, que je ne connais pas, me parle. Elle me dit : « Mets ces graines en terre ! » Je prends les graines dans ma main et les regarde. Il y en a trois et leur forme est celle d’un joli sein. Je trouve cela bizarre – mais très beau. Je creuse un trou dans mon jardin et y enfouis les graines. Je suis à présent contre un mur et dans mes bras se trouve la jeune fille. C’est drôle, mais il me semble que je la connais depuis toujours. Nous sommes enlacés, nus ; nous nous embrassons, mes doigts caressent ses reins, mon visage est contre le sien, je respire ses cheveux, son parfum – et en moi comme en elle je ressens l’amour – comme je ne l’ai jamais senti auparavant. L’intensité de ce sentiment est fabuleuse. Indicible ! Je suis dans un coin d’un parc avec ma mère. Il y a des massifs de fleurs et de jolies pierres de rivière. Nous parlons. J’ai un blouson de cuir noir. Tout d’un coup apparaît un chat qui au fur et à mesure qu’il se rapproche, devient u...

Alanguie

Alanguie dans un rêve où nagent les oiseaux Et volent les poissons, tu manges des nuages, Heureuse et souriante à mes pensées pas sages, Qui courent sur ton corps aux accents musicaux. Comment ne pas aimer les dieux bleus que tu caches, Envoûtants et lovés dans le levain des jours, Qui font naître et renaître à la vie, à l’amour, Entre tes seins soyeux, mes désirs les plus lâches. Que chaque nuit fleurisse et que les vents amènent Ces mots fous de douceur que tes lèvres égrènent, Et mes doigts silencieux si longtemps engourdis Dessineront alors, sur la peau du printemps, Mille pétales blancs, une étoile endormie ; Un peu de mon amour pour transcender le temps.

La Sauvageonne

Sur une pirogue La sauvageonne au torrent bleu Rame et file, silencieuse et légère Comme flottante sur des galets d’étoiles Indifférente Elle est Une parenthèse de chair et de sang L’aventure éphémère d’un songe automnal Dont il ne reste à présent qu’une ridule… Heureuse.  

Amoureuse

Amoureuse Sous le voile venteux et bleu de ton secret Tes amandes closes murmurent en riant Des promesses de douces prémisses Prisonnière Ma langue n’a pour dessein Que celui d’ériger encore et en corps, Tes collines assiégées par mes doigts calligraphes Dont l’errance feinte, éreinte et perle ton impatience Tombe dans mes paumes Et les vagues de tes hanches respireront Les aubes ambrées De mon désir.

Le Potager en Folie

(Saynète)   Raymond le cornichon : — J’ai beaucoup trop grossi, ça va tourner vinaigre ; Il va me ramasser, dès qu’il m’apercevra.   Edmond le cornichon : — Ne t’en prends donc qu’à toi, il fallait rester maigre.   Raymond le cornichon : — Avec un peu de chance, il ne me verra pas ; Je finirai concombre et beau comme un camion.   Sanzana la Tomate : — Oh là ! là ! Quels couillons, ces cucurbitacées ! Ce que vous nous gavez avec vos réflexions.   Raymond le cornichon : — Hé, les solanacées, vous allez y passer ! Vous aussi, votre tour va venir, imprudentes, Vous passerez au rouge et puis disparaîtrez.   Edmond le cornichon : — Faites donc les fières, jouez les impudentes. Bientôt vous finirez en sauce ou en salade.   Raymond le cornichon : — T’as raison ! Ou alors toutes déshydratées.   Alambra (seconde ...