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Mets ces Graines en terre !

(Récit de rêve) Une fille magnifique, que je ne connais pas, me parle. Elle me dit : « Mets ces graines en terre ! » Je prends les graines dans ma main et les regarde. Il y en a trois et leur forme est celle d’un joli sein. Je trouve cela bizarre – mais très beau. Je creuse un trou dans mon jardin et y enfouis les graines. Je suis à présent contre un mur et dans mes bras se trouve la jeune fille. C’est drôle, mais il me semble que je la connais depuis toujours. Nous sommes enlacés, nus ; nous nous embrassons, mes doigts caressent ses reins, mon visage est contre le sien, je respire ses cheveux, son parfum – et en moi comme en elle je ressens l’amour – comme je ne l’ai jamais senti auparavant. L’intensité de ce sentiment est fabuleuse. Indicible ! Je suis dans un coin d’un parc avec ma mère. Il y a des massifs de fleurs et de jolies pierres de rivière. Nous parlons. J’ai un blouson de cuir noir. Tout d’un coup apparaît un chat qui au fur et à mesure qu’il se rapproche, devient u...
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Alanguie

Alanguie dans un rêve où nagent les oiseaux Et volent les poissons, tu manges des nuages, Heureuse et souriante à mes pensées pas sages, Qui courent sur ton corps aux accents musicaux. Comment ne pas aimer les dieux bleus que tu caches, Envoûtants et lovés dans le levain des jours, Qui font naître et renaître à la vie, à l’amour, Entre tes seins soyeux, mes désirs les plus lâches. Que chaque nuit fleurisse et que les vents amènent Ces mots fous de douceur que tes lèvres égrènent, Et mes doigts silencieux si longtemps engourdis Dessineront alors, sur la peau du printemps, Mille pétales blancs, une étoile endormie ; Un peu de mon amour pour transcender le temps.

La Sauvageonne

Sur une pirogue La sauvageonne au torrent bleu Rame et file, silencieuse et légère Comme flottante sur des galets d’étoiles Indifférente Elle est Une parenthèse de chair et de sang L’aventure éphémère d’un songe automnal Dont il ne reste à présent qu’une ridule… Heureuse.  

Amoureuse

Amoureuse Sous le voile venteux et bleu de ton secret Tes amandes closes murmurent en riant Des promesses de douces prémisses Prisonnière Ma langue n’a pour dessein Que celui d’ériger encore et en corps, Tes collines assiégées par mes doigts calligraphes Dont l’errance feinte, éreinte et perle ton impatience Tombe dans mes paumes Et les vagues de tes hanches respireront Les aubes ambrées De mon désir.

Le Potager en Folie

(Saynète)   Raymond le cornichon : — J’ai beaucoup trop grossi, ça va tourner vinaigre ; Il va me ramasser, dès qu’il m’apercevra.   Edmond le cornichon : — Ne t’en prends donc qu’à toi, il fallait rester maigre.   Raymond le cornichon : — Avec un peu de chance, il ne me verra pas ; Je finirai concombre et beau comme un camion.   Sanzana la Tomate : — Oh là ! là ! Quels couillons, ces cucurbitacées ! Ce que vous nous gavez avec vos réflexions.   Raymond le cornichon : — Hé, les solanacées, vous allez y passer ! Vous aussi, votre tour va venir, imprudentes, Vous passerez au rouge et puis disparaîtrez.   Edmond le cornichon : — Faites donc les fières, jouez les impudentes. Bientôt vous finirez en sauce ou en salade.   Raymond le cornichon : — T’as raison ! Ou alors toutes déshydratées.   Alambra (seconde ...

Le Musée

Pour savoir qu’un verre était de trop, encore faut-il l’avoir bu. Georges Courteline Après un déjeuner copieusement arrosé où avec ses amies, elle avait fêté le départ en retraite d’une consœur elle était revenue s’asseoir dans sa salle en attendant l’ouverture du musée. Au bout d’un moment elle aperçut accrochés aux cimaises en lieu et place des tableaux de Picasso, Braque et de tous les autres cubistes dont elle était la gardienne des pastels de danseuses, de chevaux et de scènes de maisons closes. Reconnaissant aussitôt les œuvres d’Edgar Degas elle comprit alors qu’elle s’était trompée de salle. MORALITÉ : Un verre, ça va… trois verres… bonjour les Degas !   Extrait du recueil : Yeux fermés...

Récit de Rêve

J’étais sur un grand cheval blanc qui galopait sur l’océan en direction du continent, sous l’orage, dans la nuit. Derrière moi, Liam s’accrochait à mes épaules. les embruns et la pluie dense nous trempaient jusqu’aux os. Le vacarme du vent, de la pluie et des vagues était si fort que je ne comprenais pas ce que Liam me hurlait. À un moment donné, avec ses deux mains, il me tourna la tête et je vis alors sur une plage, près d’une falaise, un feu. Je changeais alors de cap, me dirigeant vers lui. Alors que nous nous rapprochions de la plage, je devinai deux silhouettes près du feu et j’entendis alors Liam crier. Ralentissant ; alors que nous arrivions, je sentis ses mains quitter mes épaules. Il sauta du cheval et courut vers deux jeunes femmes vêtues de manteaux à capuche, et dont, malgré le feu de camp, je ne pouvais distinguer les visages. Celle qui était à gauche se retourna et se mit à marcher en direction d’une niche creusée dans la falaise, derrière elle. Elle hésita puis, y...