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Amour

Vieux couple - Photo de MART  PRODUCTION: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/couple-amour-gens-personnes-7330162/

Travailler et vieillir sans amour sans tendresse,
Garder ses mots et maux dans le sein de son âme,
Sans jamais s’envoler, purifié par la flamme
Qui réchauffe les cœurs jusqu’à la sainte ivresse.

 

Mon Dieu ! Sont-ils si seuls, ces êtres silencieux,
Timides ou damnés, ne vivant que pour eux,
Sans le moindre soleil, fantômes malheureux,
Qui jamais de l’amour, ne connaissent les cieux.

 

L’on croit parfois aimer, mais ce n’est que mirage ;
Ce que l’on apprécie, n’est-il pas d’être aimé,
De vivre et de compter dans la vie, les pensées,
D’une personne aveugle et mise en esclavage ?

 

L’on croit parfois aimer, mais ce n’est que mensonge ;
On chérit simplement l’amour, le sentiment,
Qui, géant, nous élève et bien sûr, l’on se ment.
— Cruelle déception lorsque finit le songe !

 

L’on croit parfois aimer, mais l’autre est un trophée
Que l’on exhibe à tous pour montrer sa valeur
Paraître est plus fort qu’être et suffit au bonheur
De ceux qui dans la vie, cherchent gloire et beauté.

 

L’on croit parfois aimer et l’on a bien raison
Quand le je disparaît, que triomphe le nous,
Tout est beaucoup plus bleu, plus beau et bien plus fou,
Lorsque les deux tambours battent à l’unisson.

 

Oh ! Ce lien invisible aussi fort qu’une liane,
Tressé d’un sentiment plus beau de jour en jour
Qui donne à notre vie, son sens et ses atours.
— Puissions-nous le connaître avant que l’on se fane !

 

Ces premiers rendez-vous, ces battements de peur,
Pensées virevoltant, douces et indociles,
Les yeux cherchant partout l’hirondelle gracile
Qui apparaît soudain à l’horizon du cœur.

 

Ces passions du début comme de grands soleils ;
Tous nos sens sublimés, ces couleurs magnifiées
Et les yeux et les mains se quittant à regret.
— Bon Dieu, quel sentiment à nul autre pareil !

 

La lumière est partout dans le corps et dans l’âme,
Les murs sont écroulés, l’ego s’en est allé,
L’autre habite à présent la moindre des pensées.
— Rien ne peut résister à l’être qui s’enflamme !

 

Sont-ils donc si heureux ceux qui se sont trouvés,
Qui unis pour toujours, traverseront la vie,
les mains et cœurs tressés sous les regards d’envie,
Des âmes délaissées et amoureux blessés.

 

Chez ceux-là, moins chanceux, la tendresse s’émousse,
L’intimité se meurt, s’érode au fil des jours ;
Ainsi commence alors, un secret désamour
Qui vers la solitude amère, les repoussent.

 

La plus belle médaille a toujours son revers
Aplati, terne et fade où parfois est inscrit
La date en souvenir d’un bel instant de vie.
— L’automne s’est enfui, voici venir l’hiver !

 

Ces dures ruptures comme des trous béants
Dans la coque des jours, le bateau fracassé
Ne cesse de tanguer sous de sombres pensées
Qui veulent l’attirer dans les flots du néant.

 

Combien de jours, de mois et bien souvent d’années
En enfer, faut-il vivre, à jamais prisonnier,
D’une image chérie qu’on ne peut oublier,
Avant que l’on retrouve, enfin, sa liberté ?

 

Ce que j’ai pu t’aimer, Femme aux mille visages,
Et si me suis trompé, point je ne le regrette ;
Je recommencerai, pour même une amourette,
Toutes mes facéties, aujourd’hui, d’un autre âge.

 

Lorsque enfin, viendra l’heure où j’agoniserai
En voyant défiler le film de ma vie,
Allongé dans un bois ou alors dans mon lit,
Tu illumineras mes dernières pensées.

 

Ah ! Que ne suis-je donc poète ou écrivain,
Pour écrire des vers sur la vie et l’amour.
C’est mon plus grand regret, je passe donc mon tour,
— Un autre embellira, de roses, ce jardin !

 

Extrait du recueil : « L’Île, Il et Elle »…

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