Accéder au contenu principal

Articles

À La gare

Trois ans que je n’ai pas mis les pieds dans une gare. Moi, le nomade, je me suis enraciné. D’un naturel plutôt curieux, j’aime à étudier les personnages qui hantent certains lieux publics. Or ici, rien n’a changé ; bien que leurs visages soient différents, je les retrouve tous. * Adossé à un mur, assis sur un énorme sac, voilà l’étudiant. Il ânonne, les yeux rivés à un épais classeur bleu, et malgré tout le vacarme qui règne dans cette gare, rien ne peut à cette heure l’arracher à sa révision. Un peu plus loin, j’aperçois une famille qui vient chercher la grand-mère. Le père et la mère devisent ensemble, en jetant toutes les cinq minutes un coup d’œil à l’horloge. Les enfants jouent, passent entre leurs jambes, tournent autour d’eux, se touchent en criant : « Chat », puis éclatent de rire ; ils amènent dans cette salle le vent frais et si coloré de la jeunesse. Le père semble impatient, mais je lis sur son visage une certaine joie ; il semble retenir un sourire. Quant à la mère, je ...

Épiphanie

Il y a quelques années, lorsque j’ai découvert Ho’oponopono, j’ai passé ma vie à la loupe… Durant mes journées de travail, alors que je balayais, nettoyais, lavais à l’extérieur, je faisais de même en moi… En acceptant son passé, on s’en affranchit, et l’on demeure bien plus dans le présent. Plus tard, j’ai fait de même avec mes peurs, pour me libérer du futur, mais ceci est une autre histoire… Ce travail me faisait un bien fou qui se traduisait par un sourire permanent sur mon visage. Comme je pensais en avoir terminé avec moi, j’ai pratiqué cette technique sur tous les proches de mon passé : parents, grands-parents, amis, relations… Connaissant quelques événements importants de leur vie, j’avais des prises de conscience sur leurs blessures, et le pourquoi de leur personnalité. À partir de là, beaucoup de choses ont changé, et mon évolution a plutôt été positive. J’ai ressenti alors une immense paix et une joie de chaque instant que je n’aurais jamais cru possibles. L’éveil n’es...

Peut-Être

Peut-être en ai-je assez d’habiller ce silence avec des mots, et d’entendre tinter contre les parois de la cloche rouillée de l’espoir le bourdon de l’aquoibonisme. Intuition, peut-être devrais-je te congédier pour absence de résultat, et recouvrir, avant de quitter ma mémoire, mes sentiments avec des draps blancs. Peut-être devrais-je me concentrer sur l’étincelle que j’abrite, et la transformer en lumière. Derrière chaque peut-être, un nouveau chemin commence…

Un Cri de Joie

Une agréable journée de printemps… Dans le jardin, je me relève et aperçois, perchée à quarante centimètres au-dessus de ma tête, une petite tourterelle turque qui me regarde… « Laisse-moi finir de repiquer mes plants de tomate, et je te donne à manger, coquinette ! » lui dis-je… J’arrache la mauvaise herbe et ramasse des feuilles mortes, et m’en sers pour couvrir mes plants de tomate… Je me dirige alors vers la porte-fenêtre du salon, surpris par la tourterelle qui, en me dépassant, lance un cri de joie…

La Fine Perle

Nous avons, à travers âges et personnages, joué tour à tour les hommes et les femmes d’une étrange dyade, nous attirant et nous repoussant sans jamais encore arriver à trouver le juste équilibre entre nos forces contraires. Entre les coquilles d’un silence de calcaire, couche après couche, nous entourons, avec la nacre de l’apprentissage et de la foi, la douleur de cette séparation, afin de créer la fine perle, noire et blanche, de notre réunion à venir…

Un Nouvel Ami

J’ai un nouvel ami dans ma vie… Il n’est pas si nouveau, mais je ne l’avais jamais remarqué auparavant, tant il sait se rendre invisible, silencieux et agir à travers les choses et les êtres… Outre ces qualités, il est humble et ô combien télépathe ; il sait tout de moi, devançant le moindre de mes désirs matériels ou spirituels – à tel point que ce n’est qu’après chacune de ses actions que je m’aperçois de sa présence auprès de moi… Depuis notre rencontre, je n’ai jamais autant souri ni prononcé le mot : « merci ». Je crois que depuis la nuit des temps, d’aucuns l’appellent… Providence.

Grande voile

Même si j’étais déjà bien avancé dans ma quête, je dois avouer que ce lien a été comme une grande voile dans ce voyage intérieur, mais aujourd’hui, il est grand temps de la ferler et de jeter l’ancre…

Aime-Toi

Apprécierais-tu vraiment un monde où chacun serait le reflet de l’autre, où l’on tendrait vers l’uniformité, où tout serait dicté et corrigé selon le bon vouloir de quelques-uns ?… Pour avoir, renonces-tu à être ? Non ?! Ce que j’ai vu en toi lors de notre rencontre et qui m’a fait changer, tu l’as oublié, remisé, avec ton enfance, au grenier de ta vie… Jette tes masques et tes armures ! Libère-toi ! Redeviens celle que tu es vraiment sous toutes ces couches de convenance sociétale… Laisse pousser tes branches et tes feuilles là où tu veux… Élève-toi vers la lumière, tu n’as pas besoin de tuteur… Rugis, laisse pousser tes griffes ! Retrouve tes mots et tes couleurs vives ! Sois-toi ! Aime-toi !

Embelli par l'Amour

Sans addiction aucune détaché de tout et de tous souverain d’un royaume reconquis par le cœur et embelli par l’amour Les yeux fermés le regard retourné sur d’immenses forêts vallonnées de sourires et de rires aux couleurs vives et insouciantes d’une enfance retrouvée.

Il Vient un Jour

Il vient un jour où la solitude aux murs de silence autrefois prison devient refuge.  

Résilience

Je ne me sens pas bien… Je sentais que cela ne venait nullement de moi, mais de toi… Je viens de découvrir, il y a peu de temps, que tu viens de perdre ton père… Je ne peux que t’envoyer mes pensées quand j’aimerais tant te dire, de vive voix, que même si la mort de nos proches nous enlève sur le coup une partie de nous, elle nous permet aussi de découvrir et cultiver un espace, resté longtemps caché à l’ombre des arbres de nos proches, qui nous emmène, à terme, vers plus de lumière, d’épanouissement et de complétude…  

Je ne Saurais Dire...

La nuit, tu t’invites très souvent dans mes rêves… Je me souviens d’une fois où, comme des enfants curieux, émerveillés et rieurs, nous promenant sur les toits, nous nous amusions à espionner le monde d’en bas. Est-ce dû au fait qu’en plus d’avoir été ma mère, tu étais une amie très proche ? Je ne saurais dire… Toujours est-il que lorsque je me réveille, je n’éprouve ni sentiment d’abandon ni mélancolie… Je souris simplement pour exprimer ma joie et ma gratitude, en constatant que la mort n’est pas de taille devant l’amour…

Prière

Je ne m’abaisse pas, ce qui serait hypocrite, tout comme je ne m’élève pas, ce qui serait bien prétentieux. Je me contente d’extérioriser mes états d’âme : émerveillement, gratitude, joie, tristesse, rêves, désirs… Par le canal bleu roi, la conscience s’adresse au soi…

Avec Mots et Images

Parfois, dans la nuit je me réveille et tu es ma première pensée : « Ne serions-nous pas les moitiés déchirées d’un même pays ? » Et, bien sûr, tout seul je ne peux répondre à cette interrogation ce trou béant à chaque fois un peu plus grand que j’essaie de reboucher avec mots et images.

Revêtez vos Armures

Revêtez vos armures si vous le souhaitez moi, j’arrache mon écorce pour respirer la vérité des mots et la brillance des couleurs.

Ni le Silence Ni la Solitude

Ce n’est ni le silence ni la solitude… C’est tout ce que l’on ne s’est pas dit… C’est tous ces moments de joie sans toi… Et c’est surtout cette intimité, ce sentiment de bien-être, de complétude ressenti en ta présence, impossible à expliquer ni à retrouver chez aucune autre… J’ai tout transcendé sauf cela…

J'aime Pô les Sonnets

J’aime pô les sonnets, ils m’ennuient à mourir, Et tous les prétentieux qui ne savent point rire, Mais j’aime les couleurs et les mots qui s’écoulent, L’amitié qui me grise et l’alcool qui me saoule. Rebelle à tous les clans, je passe pour un fou, Mais comme Cyrano – Ho ! Ce que je m’en fous ! Je ne veux pour amies, que de très belles âmes, Exaltées, rieuses et possédant la flamme, Des gens qui comme moi s’amusent avec les mots, Surtout pas de frimeurs, de pseudo-intellos, Juste des rigolos, s’émerveillant d’un rien, D’un rayon de soleil, sur l’herbe, le matin. La vie est poésie, oui, la vie n’est qu’un rire, J’aime pô les sonnets, ils m’ennuient à mourir.

Je Rêve Quelquefois

Je rêve quelquefois du canal Saint-Martin : À la rampe, accoudé, sur une passerelle, Je regarde les quais, l’eau qui se fait la belle, Tout en me répétant : « Mon Dieu, que je suis bien ! » Je vois, un peu plus loin, dans le petit matin, Les maisons colorées, bien jolie aquarelle, Dont les reflets dans l’eau, doucement s’entremêlent, Et qui sont pour mes yeux, le plus doux des festins. J’ai encore le goût du café pris chez Prune, De mes sablés maison et de toi, belle brune, Partageant avec moi, le bonheur de ces jours. Je reviendrai bientôt, marcher le long des quais, Et les sens en éveil, je t’y retrouverai, Vivante nostalgie d’amitié et d’amour.