Il y a quelques années, lorsque j’ai découvert Ho’oponopono, j’ai passé ma vie à la loupe… Durant mes journées de travail, alors que je balayais, nettoyais, lavais à l’extérieur, je faisais de même en moi… En acceptant son passé, on s’en affranchit, et l’on demeure bien plus dans le présent. Plus tard, j’ai fait de même avec mes peurs, pour me libérer du futur, mais ceci est une autre histoire… Ce travail me faisait un bien fou qui se traduisait par un sourire permanent sur mon visage. Comme je pensais en avoir terminé avec moi, j’ai pratiqué cette technique sur tous les proches de mon passé : parents, grands-parents, amis, relations… Connaissant quelques événements importants de leur vie, j’avais des prises de conscience sur leurs blessures, et le pourquoi de leur personnalité.
À partir de là, beaucoup de choses ont changé, et mon évolution a plutôt été positive. J’ai ressenti alors une immense paix et une joie de chaque instant que je n’aurais jamais cru possibles.
L’éveil n’est pas quelque chose de ponctuel, c’est un processus qui, une fois enclenché, ne s’arrête plus ; on creuse continuellement, cherchant à rendre conscient ce qui se cache encore ; plus on réduit l’ombre, plus l’intensité de la lumière augmente, et plus cela révèle les taches… C’est un cercle vertueux.
Ces derniers temps, j’ai pensé beaucoup à toi ; je ressens une forte intuition, vois énormément de signes et de synchronicités, mais pourtant rien ne se concrétise dans la matière… Dernièrement, en relisant des textes sur notre histoire, j’ai eu des prises de conscience vis-à-vis de toi comme de moi… De mon côté, je me suis rendu compte qu’au tout début je t’avais fui à de nombreuses reprises ; c’est une chose que mon ego avait toujours minimisée, voire masquée afin de me protéger (c’est sa mission). Dès notre rencontre, j’avais été surpris par l’intensité de ce que je ressentais pour toi, alors que je ne t’avais jamais vue… Ces fuites étaient une manière de me protéger (inefficace vu la nature de cette relation) d’un danger que je pressentais (ton rejet ?) à tort… Je n’avais jamais réfléchi à ce que tu avais pu ressentir ; tu ne laissais jamais rien paraître… À présent, je réalise que je t’ai donné l’image d’une personne instable émotionnellement, et malgré tout ton amour, cela explique pourquoi, lors de nos retrouvailles, et après avoir demandé de mes nouvelles, tu t’es réfugiée dans le silence… À ton tour, tu t’es protégée émotionnellement, de peur que je t’abandonne…
Alors que je tape ces derniers mots, je souris. Tout cela me paraît si évident, aujourd’hui, alors qu’il m’aura fallu tant d’années avant de pouvoir raturer, dans mon cœur, le mot : « pourquoi ».

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