Assis dans l’escalier du jardin délaissé
Où poussent les herbes et les coquelicots,
Les cheveux dans le vent, le soleil sur la peau,
J’écoute yeux fermés, la saison parfumée.
Tourterelles et pies ne cessent de chanter
— Dans l’air ensoleillé de ce matin si beau
Qui appelle à la vie ainsi qu’au renouveau —
L’harmonieuse chanson du bonheur retrouvé.
Je me demande alors si moi aussi, un jour,
Le cœur fleuri de joie et tressé par l’amour,
Je donnerai des fruits au goût délicieux
Car je n’ai à présent plus beaucoup de racines
Et le temps m’est compté, la douleur m’assassine.
— Puissent mes doigts, enfin, créer le merveilleux !

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