Accéder au contenu principal

Matin d’Été

Semeur - dessin de Vincent Van Gogh

 
Faucheur - dessin de Vincent Van Gogh

Matin d’été
le soleil chauffe ma peau nue.
Sur la parcelle
pas à pas, lentement, j’avance
entre ciel et terre, mes bras et la faux s’agitent
le parfum de l’herbe fraîchement coupée m’enivre
dans mes oreilles des chants d’oiseaux
et le bruit métallique et mécanique
de cette lame qui tranche l’herbe.
Petit à petit
du fait du mouvement répétitif
la méditation s’installe
je pense à Vincent
à son semeur
à son faucheur
aux extrémités de la vie
à celles qui la donnent
à ceux qui l’ôtent
et je me demande
qui, à mon tour, me fauchera ?…

 

Extrait du recueil : « L’Île, Il et Elle »...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Malgré

Malgré le silence, malgré la distance, malgré le temps, cet amour ne faiblit pas – bien au contraire, il s’incarne encore plus intensément en moi jusqu’au bout de mes doigts et emplit mes rêves, embellissant et offrant lumière et couleurs, à chaque instant, à tout ce qui m’entoure…

Celui

Je suis un coquelicot sous le soleil Je suis celui qui siffle en marchant Je suis celui qui sourit à des inconnus dans la rue Je suis celui qui reçoit le message d’un ami perdu de vue Je suis des verres partagés entre amis Je suis celui qui offre et reçoit des petits cadeaux Je suis la joie.

Le Sac à Dos

Dans ma chambre d’enfant devenue une pièce fourre-tout, je regarde cet énorme sac à dos de l’armée – acquis au marché aux puces – qui va devenir, dans un futur proche, mon ami inséparable ainsi que mon seul refuge… Il est grand temps pour moi de quitter cette société… Même en ayant à présent des besoins minimalistes, je sais que, malgré son volume imposant, il ne pourra contenir tout ce que je souhaiterais emporter… Rien de grave. Je suis sûr que la providence pourvoira à tout ce dont j’aurai besoin – comme elle le fait déjà, actuellement… Ce sac à dos sera ma liberté retrouvée, ma patrie, mon église et la conclusion d’un long et magnifique chemin que je n’aurai jamais cru parcourir aussi loin… Et peut-être deviendra-t-il, au fil des jours, un sac à rêves, un sac à aventures… dans lequel j’engrangerai des levers et couchers de soleil, des chants d’oiseaux, la joie de marcher dans des sous-bois, sur des chemins de crête, des rayons de soleil sur ma peau, le vent ébouriffant mes cheveux,...