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Articles

Affichage des articles du septembre, 2024

C'est Reparti !

Après la parution du recueil : « L’Île, Il et Elle » que j’ai porté durant de nombreuses années, j’avais pensé que j’arrêterais d’écrire pendant un certain temps… mais le conscient ne dirige rien, chez moi, c’est l’inconscient qui, à présent, commande… Et c’est ainsi que je me retrouve à écrire la suite d’une ancienne nouvelle : « Folklore » qui se déroule en Irlande, dans les environs de Ballyshannon, et devrait s’appeler : « La Banshee de Mermaids Cove ». Je me demande si l’origine de ceci n’est pas l’affection que j’avais éprouvée pour l’un de mes personnages : Liam, un guide et surtout un conteur remarquable des légendes irlandaises… Bien entendu, j’aime bien aussi Jean, mais comme il est assez proche de moi, il ne m’attire pas autant… Liam, lui, me surprend toujours… Lorsqu’il s’exprime, on ne sait jamais s’il plaisante ni ce qu’il pense vraiment… Il brille autant par ses mots que ses silences. De nouveaux personnages vont les rejoindre, et d...

Toupin

Cet après-midi, je suis retourné chez Roger pour l’aider à construire sa clôture. Ça l’a vraiment touché. Je me demande comment il a pu, étant seul, soulever les tubes et les maintenir afin de les boulonner. À deux, ça se passe très bien et en travaillant, nous parlons de tout et de rien, de nos familles, nos vies passées et présentes… Nous nous découvrons… Je constate que notre amitié est de plus en plus forte… Par moments, le « tu » est à deux doigts de franchir mes lèvres, seul le fait qu’il soit mon aîné, m’en empêche. Toupin, son âne, m’a bien fait rire… Dans l’un des seaux, j’ai remisé les colliers de serrage des tubes. Me voyant faire, la pauvre bête croyant à de la nourriture, est venu y plonger la tête… Pour le consoler de sa méprise, je l’ai nourri de caresses…   Extrait du recueil : « L’Île, Il et Elle »…

Fin d'Été

Fin d’été réentendre le bruit rafraîchissant des gouttes de pluie.

Complicité

Notre éternelle complicité est celle des mains qui s’appellent, des doigts qui se tressent, des yeux d’enfants qui se butinent sous le soleil vermeil et la lune opportune, des cœurs qui chuchotent, s’écoutent et se répondent dans l’anse du silence de cette distance. Et lorsque l’on s’oublie, l’Univers remet nos pendules à l’heure… miroir…   Extrait du recueil : « En Silence »…

Papillons

Ils tournoient l’un autour de l’autre les papillons.   Descendant au ruisseau pour y faire un petit travail, je me retrouve entouré d’une centaine de papillons. Un véritable bal… Une féerie…   Extrait du recueil : « Assis dans une Brouette »…

L'Amour de Soi

Une fois les blessures disparues, il n’y a plus ni peurs ni regrets, le cœur recouvre l’ego d’une couverture moelleuse d’amour et la vie se conjugue au présent éternel ; chacun des moments vécus recèle joie, couleurs et gratitude… Le flux de la vie nous traverse sans la moindre résistance… Alors apparaît le plus vrai et le beau des cadeaux : l’amour de soi…   Extrait du recueil : « Vivre de Joie »…

Soirée en Montagne

Soirée en montagne l’odeur du feu de bois et de la pipe.   Devant le feu de camp, à côté de moi, mon frère fume tranquillement sa pipe, sans un mot. Comme je l’ai dit, les instants où il ne parle pas, sont rares… Aussi sont-ils d’autant plus appréciés. Je sais tout ce qui se passe en lui. Je l’ai vécu, le vis et le vivrai encore et encore. Je connais désormais le pouvoir des flammes et tout ce qu’elles sont susceptibles de faire remonter à la surface de nos âmes. En lui, comme en moi, juste à ce moment-là, un mélange de bonheur et de nostalgie…   Extrait du recueil : « L’Île, Il et Elle »…

Je Suis un Arbre

Je suis un arbre après chaque hiver que mon cœur traverse il me faut me débarrasser des branches mortes et tailler les plus jeunes…   De plus en plus J’ai besoin de lumière…   Mes branches… depuis des années, je n’ai cessé d’en couper. Je n’ai jamais eu mal. Aujourd’hui, je n’en ai plus beaucoup, mes fruits sont moins nombreux, mais bien plus beaux…   *   J’ai commencé par abattre le toit puis les cloisons et les murs petit à petit l’invisible s’est révélé en l’absence de frontières j’habite la lumière… je est partout je est nulle part.   Extrait du recueil : « L’Île, Il et Elle »…

S.V.P.

Un samedi soir de novembre, vers dix-neuf heures. Depuis ce matin, la pluie ne cesse de tomber. À la sortie de l’église, j’attends ma mère. J’ai oublié de prendre un bouquin, alors pour tuer le temps, je fais les cent pas sur le trottoir. Dans une porte cochère, à cinq mètres de moi, j’aperçois des sacs-poubelles, un gros tas de vieux tissus et un tabouret ; je me dis : « Les gens sont vraiment dégueulasses… Même pas la force de faire dix mètres pour aller jeter leurs saloperies ! » et comme je suis un grand fouilleur de poubelles devant l’Éternel, j’ajoute : « Tiens, il est pas mal du tout, ce tabouret ! »… Je m’approche pour le regarder d’un peu plus près, quand j’aperçois un visage aux cheveux blancs ; le gros tas de tissus est en fait un vieil homme qui dort sous des couvertures ; les sacs-poubelles sont ses affaires et sur le tabouret il y a une tasse et un bout de papier sur lequel est marqué : « S.V.P. »… ...

Souffles Chauds

Souffles chauds murmures et doigts errants baliser le sentier de baisers reconnaître l’endroit lui faire croire que je m’y rends me perdre à l’entour dessiner sur sa peau d’invisibles volutes jouir de ses plaintes m’attarder pour l’agacer m’éloigner pour mieux revenir et enfin lorsqu’elle renonce lui faire ouvrir les yeux…   Extrait du recueil : « Yeux Fermés »…

Votez !

Françaises, Français déçus de l’extrême gauche déçus de l’extrême droite rejoignez le cercle de nos militants pour que le pays tourne enfin rond votez extrême centre !   Extrait du recueil : « Yeux Fermés »…

l’Intense et Enjoué Soleil de ton Enfance

Dans ce corps d’angoisses, de conformisme et désir de plaire, je sens respirer encore en toi l’intense et enjoué soleil de ton enfance… Abaisse tes paupières et regarde !… Bouche-toi les oreilles et écoute !… Jette ta baguette tragique et redeviens la petite et libre enchanteresse bleue aux doigts fleuris et yeux de lumière qui faisait danser les coquelicots sous le vent de son rire, charmait les papillons avec le duvet de sa voix… et rejoins-moi !…   Extrait du recueil : « En Silence »…

C'est Bon, l'Amitié

Voulant le remercier, je monte jusqu’à sa bergerie – qui est située un peu au-dessus de la mienne. Il a un point de vue splendide sur la vallée. Je fais le tour de la maison et dérange Monsieur Raminagrobis qui se faufile aussitôt sous la porte. Je tape… J’appelle… Personne… Je laisse sur le pas de la porte, un paquet de sablés faits maison, emballés dans un joli papier et m’en vais. C’est bon, l’amitié…   Extrait du recueil : « Assis dans une Brouette »…

Bien Arrivé

La chair naît du sentiment.   *   Une lumière au bout du tunnel. Elle m’attire. Sans le vouloir, je suis poussé vers elle. Soudain quelqu’un me saisit la tête… et s’empare de moi… Aïe !   *   À peine suis-je arrivé que l’on me bat. Mon bourreau – afin que je ne puisse le reconnaître – s’est masqué le bas du visage. Je pleure.   *   « Tu l’as voulu… Tu l’as eu… C’est le dernier ! », dixit mon père à ma mère un jour de septembre 1961 à Brazzaville.   *   Du côté de ma mère : des Italiens ; du côté de mon père : des Gascons du Lot… Le résultat : 3,4 kg de braillements et d’envie de vivre…   *   Brazzaville, je n’y restai que six mois avant de revenir en France. La légende familiale raconte que j’attendis de retourner sur cette terre d’Afrique pour enfin marcher…   Extrait du recueil : « Mini-Malles, Instants d’Années »…...

Au Pays de mes Bras

Sur les rives meurtries des jours anciens, j’ai oublié le bleu de tes yeux victorieux et la symphonie rouge de tes lèvres rieuses… Sous le vent parfumé de la renaissance, mon corps trahit ta présence par la couleur et la douleur aiguë de ton désespoir… Je n’irai pas plus loin que les sillons que j’ai tracés dans notre âme… Cavalière de pentacles, tes peur et culpabilité ralentissent ton retour au pays de mes bras…   Extrait du recueil : « En Silence »…

Ombre Silencieuse

Tu infuses mes rêves comme l’Univers, l’argile de mes jours, mais l’éther n’est pas la Terre… et quand moi, je veux des mots de coton, soleil et sucre, tu m’offres tes lèvres glacées de peur, et surtout cette ombre silencieuse et inopportune qui surgit soudainement et dérange mon ange… Ne reviens plus en mensonge dans mes songes si tu n’as pas avec toi, la clé des années surannées…   Extrait du recueil : « En Silence »…

Homo Montagnus

Je suis l’ homo montagnus le Roi Sauvage de l’Île-Montagne les habits pleins de terre et des fleurs d’amandier dans les cheveux – Merci pour ce présent, ô Vent ! – dans le silence et la joie je marche seul.   Extrait du recueil : « L’ïle, Il et Elle »…

Au Ruisseau

Toi aussi tu as soif petite salamandre ?! Le ruisseau du vallon forum de la montagne.   Petit bonheur de ce matin, en m’arrêtant boire au ruisseau, j’ai rencontré une salamandre tachetée. Imaginez un gros lézard noir avec des taches jaunes, pas farouche pour un sou – contrairement aux gros lézards verts que je croise très souvent par ici…   Extrait du recueil : « L’Île, Il et Elle »…

Le Haïku

Le haïku est poésie, mais aussi bien plus… À un moment donné, j’avais envie d’écrire un bouquin sur lui… Un livre qui aurait permis aux néophytes d’en savoir un peu plus ; aux plus chevronnés, de découvrir d’autres aspects et – surtout – aux instituteurs d’intéresser les enfants à cette forme poétique avec des ateliers ludiques (promenade avec carnet et stylo, discussion autour d’images, etc.) – en fait, une sorte de boîte à outils, dans laquelle l’on puisse puiser, définitions, petites anecdotes, traduction de termes japonais (glossaire), biographies de grands maîtres, comment cultiver et/ou cueillir le haïku, etc. J’y ai, aujourd’hui, totalement renoncé… D’une part, je suis bien trop flemmard et surtout… qui peut prendre la photo d’un arbuste et dire : « Voici l’arbre ! »… Le haïku occidental – tout comme le japonais, d’ailleurs – est en perpétuelle évolution ; personne ne peut établir de règles et de recettes. Aussi, qua...

Pour Partager, Il Faut Déjà Posséder

Je pense à l’un de mes copains poètes… Il y a très souvent dans ses recueils, une réflexion sur l’écriture… une interrogation sur son pourquoi. Chez lui, on peut sentir qu’écrire a la même importance que respirer, manger, boire… C’est un besoin vital. Je n’éprouve pas encore ce même sentiment. Comme la plupart des gens, mon écriture a eu pour origine, une grande souffrance et le besoin de me confier… Elle était thérapeutique puis, insidieusement, s’est pervertie par la recherche d’une reconnaissance… La motivation est devenue extérieure, ce qui a entraîné deux choses : ce que j’écrivais, n’était plus vraiment mien… et cette envie d’écrire, soumise à un retour, me rendait dépendant des autres. Aussi, lorsque j’ai pris conscience que je n’étais plus maître chez moi, j’ai compris qu’il me fallait remonter à la source… Écrire en ne tenant compte d’aucun jugement extérieur… juste par envie. J’ai eu très peur au départ, avec cette absence de moteur extérieur, de ne plus en être ...

Une Oasis de Rires

Il est loin ce pays où l’on tresse sa corde avec des pensées ternes et monochromes, où le passé n’est que regrets et remords et l’avenir, peurs… L’éveil est une oasis de rires où la vie révèle des couleurs plus brillantes, des saveurs et des goûts délicieux… À qui a appris le secret sucré du présent, chaque seconde devient une éternité, chaque être, un pays que l’on découvre, chaque rencontre, une extraordinaire aventure… La vie n’est que vibrations…   Extrait du recueil : « En Silence »…

Mon Véritable Nom

Je ne connais pas encore mon véritable nom, mais je sais que sa lumière vient de ses couleurs primaires, qu’il sent les sous-bois après l’averse et s’écrit en majuscules de joie…   Extrait du recueil : « Vivre de Joie »…